Chaque printemps, j’aime revenir parcourir les prairies d’altitude des Hauts Plateaux du Vercors ainsi que les clairières et pelouses en friche de ma vallée du Diois. Avant les fortes chaleurs de l’été, la montagne se transforme en un immense jardin où orchidées sauvages, gentianes, trolles, myosotis et bien d’autres espèces offrent un terrain de jeu exceptionnel pour la photographie. C’est une période éphémère que j’attends chaque année avec impatience : la végétation est à son apogée, la lumière reste douce et les paysages retrouvent toute leur fraîcheur après l’hiver.
Plutôt que la macrophotographie classique, je privilégie une approche en proxiphotographie, réalisée avec des focales plus longues comme un 85 mm ou un 80-400 mm. Cette technique me permet d’isoler les fleurs dans leur environnement tout en obtenant des arrière-plans très doux et un bokeh particulièrement crémeux. J’aime replacer chaque fleur dans son milieu naturel, en jouant avec les couleurs, les formes et la lumière pour créer des photographies plus poétiques et immersives. Mon objectif n’est pas de réaliser un inventaire botanique, mais de retranscrire l’atmosphère de ces prairies alpines et la délicatesse du printemps en montagne.

















































